Jean Mermoz

Jean Mermoz est un aviateur français, figure légendaire de l'Aéropostale, surnommé l'Archange. Le 26 juin 1920, Jean Mermoz devance l'appel sous les drapeaux et signe un engagement dans l'armée pour quatre ans. Il choisit l'aviation. Après avoir fait ses classes au 4e régiment d'observation, il intègre le 34e régiment d'aviation du Bourget, qui lui permet de postuler à l'école d'aviation d'Istres. Il y découvre la rudesse de la vie militaire et il est rapidement écœuré de la façon dont sont formés les pilotes. Jean Mermoz doit attendre trois mois avant de pouvoir se mettre aux commandes d'un avion. Au cours des épreuves du brevet de pilote, son moteur cale au décollage. Avec sang-froid, il laisse l'appareil s'écraser dans les arbres et s'en tire avec une jambe cassée et la mâchoire fracturée. Une autre tentative de vol se solde par un capotage lors de l'atterrissage final sur le terrain d'Orange, dû à une panne des gouvernes. Ses supérieurs lui accordent un dernier essai, qu'il réussit, obtenant son brevet le 9 février 1921 et le grade de caporal. Il est affecté, à partir de mai 1921, à la 7e escadrille du 11e régiment de bombardement de Metz-Frescaty et rejoint la Syrie. Le 24 avril 1922, il compte 600 heures de vol, en dix-huit mois. Il quitte le Proche-Orient pour revenir en France, le 3 mars 1923, décoré de la Croix de guerre des TOE (Théâtre des Opérations Extérieures) et de la médaille du Levant, en ayant découvert une civilisation millénaire qui le marque profondément. Jean Mermoz disparaît à bord de l'hydravion quadrimoteur Latécoère 300, le Croix-du-Sud, le 7 décembre 1936. La disparition de Jean Mermoz est vécue en France comme une catastrophe nationale et dès le 13 décembre, soit six jours seulement après la catastrophe, Jean Mermoz, ainsi que tout l'équipage de la Croix-du-sud, est cité à l'ordre de la Nation, sur la demande du gouvernement de Léon Blum, sous la présidence d'Albert Lebrun et avec discours de Pierre Cot, ministre de l'Air.

Mermoz Luftpostens hjälte av E.Langlet 1949, Public domain, via Wikimedia Commons

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